Fin du 20ème siècle; début
du 21ème siècle
Dès le 22 janvier 1984, suite à l'introduction
des trains à grande vitesse TGV entre Paris et Lausanne,
la ligne du Franco-Suisse accueille, jusqu'en mai 1987, les
prestigieuses rames " quadricourantes " Trans Europ
Express des CFF qui assuraient, depuis 1961, des relations entre
Paris et Milan via Lausanne et le Simplon ou Zürich et
Amsterdam via Bâle et Bruxelles.
Ces rames effectuent quotidiennement deux trajets aller et
retour entre Berne et Frasne via Neuchâtel et Pontarlier
pour donner correspondances, à Frasne, aux TGV en provenance
et à destination de Paris. Les arrêts en gare
de Pontarlier sont dès lors sensiblement réduits
et les contrôles douaniers sont effectués dans
les trains entre Pontarlier et la Suisse.
Dès le 31 mai 1987, c'est au tour des rames TGV oranges
d'emprunter la ligne du Franco-Suisse en effectuant quotidiennement
un aller et retour entre Berne et Paris. A cette même
date, c'est également la fin du train de nuit qui reliait
Interlaken - Berne - Neuchâtel à Paris. Cette
suppression marque aussi la fin des arrêts des trains
directs au Val-de-Travers (Les Verrières et Travers
!).
En mai 1993, les trains régionaux qui circulaient
entre Travers - Les Verrières et Pontarlier sont supprimés
et remplacés par un service de bus de substitution
entre Fleurier et Pontarlier.
A cette même date, les rames Trans Europ Express des
CFF, repeintes en gris et baptisées " Souris grises
", reprennent du service sur la ligne du Franco-Suisse
comme train " Eurocity " pour assurer deux aller
et retour quotidiens entre Berne et Frasne en correspondance
avec les TGV de et pour Paris.
Dès le 27 septembre 1997, la relation TGV Paris -
Berne est prolongée quotidiennement jusqu'à
Zürich.
Elle remplace le mythique train " Arbalète "
qui reliait Zürich à la gare de Paris-Est en passant
par Bâle, Mulhouse et Chaumont.
Qui aurait pensé, 20 ans plus tôt, alors que
le trafic international sur la ligne du Franco-Suisse déclinait
depuis de nombreuses années, que la grande partie des
suisses allemands transiteraient un jour par le Val-de-Travers
pour se rendre à Paris ?
Le 24 mai 1998, deux paires de trains régionaux, un
le matin et un en fin d'après-midi, circulent à
nouveau entre Travers et les Verrières, sans aucun
arrêt intermédiaire.
Le 28 novembre 1999, les rames " Souris grises ",
ex. Trans Europ Express, sont définitivement retirées
de la circulation après plus de 38 ans de bons et loyaux
services, pour faire place à une deuxième relation
TGV entre Paris et Zürich par le Val-de-Travers.
Le 28 mai 2000, l'offre régionale est à nouveau
modifiée. Une seule relation matinale subsiste entre
Pontarlier et Travers avec correspondance immédiate
pour Neuchâtel. Elle permet aux frontaliers de rejoindre
Neuchâtel rapidement; le retour en fin d'après-midi
pouvant s'effectuer grâce à la relation TGV Zürich
- Paris circulant sans arrêt entre Neuchâtel et
Pontarlier.
Cette dernière relation régionale est supprimée lors du
changement d'horaire du 12 décembre 2004 suite à une
fréquentation jugée insuffisante.
Dès le 10 juin 2007, avec la mise en service de la nouvelle
ligne à grande vitesse du TGV-Est entre Paris et Strasbourg,
les trains Zürich - Paris passent à nouveau par Bâle au lieu
d'emprunter la ligne du Val-de-Travers. Les deux relations par
TGV entre Paris - Pontarlier et Neuchâtel sont limitées à
Berne.
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