Autres détails
intéressants et photos concernant la Vy aux moines
:
Voir
l'article "De l'Areuse au Doubs, sur les pas
des moines",
paru dans le Guide de l'été 2008 et édité par le
journal
l'Express.
Document à télécharger
(format Pdf, 900 KB)
en cliquant
ici
1. L'histoire en résumé.
Au Moyen-âge, les
premières communautés religieuses défrichent les
vals sauvages du massif jurassien. Sur les rives
de l'Areuse, un monastère apparaît dès les VIe et
VIIe siècles.
Au cours des siècles
suivants, le village de Môtiers se développe
autour du Prieuré St-Pierre, rattaché dès la fin
du XIe siècle à l'Abbaye de la Chaise-Dieu
(Haute-Loire).
Fin XIe siècle, dans
les Hauts du Doubs, les chanoines de Saint-Maurice
en Valais colonisent le Saugeais. Ils y batissent, au
XIIe siècle, l'Abbaye de Montbenoit à
l'initiative des Sires de Joux.
Entre les deux
vallées, les moines tracent une voie d'échange, la
Vy. Elle traverse la montagne, évitant la cluse
malfamée du Château de Joux. Marchands de sel,
contrebandiers, réfugiés et idées nouvelles
emprunteront ce passage au fil de l'histoire.
Le chemin est rude.
Culminant à plus de 1200 mètres, il traverse sur
huit lieux (33 km !), les crêtes et les combes marécageuses
des Monts Jura. Des pèlerins s'égaraient dans la
neige et le brouillard, d'autres, après avoir vu
la vouivre de Saint Sulpice, disparaissaient dans
les tourbières de la Brévine. On raconte qu'aux
rochers du cerf, un ours attaqua la mule d'un
pieux abbé bernois qui chuta dans sa fuite de deux
cents pieds plus bas (66 mètres) !
Aujourd'hui, la Vy
est devenue plus sûre ... Vous pouvez la
parcourir à pied ou à VTT, par tronçons, ou
intégralement si vous êtes en forme. Les paysages
ont gardé toute leur force originelle et certains
lieux sont toujours magiques. Avec un peu de
chance, il est possible que vous croisiez une fée
ou un lutin taquin... mais évitez de les
contrarier car, très lunatiques, ils sont capables
de faire neiger en été !
Compter environ 10 heures de marche entre
Môtiers
et Montbenoit.
Pour le
retour :
-
une connaissance
vous attend à Montbenoit pour
vous ramener en voiture au point de départ
-
vous pouvez
utiliser les bus de la ligne Pontarlier -
Morteau (deux à trois relations par
jour) puis les trains entre Morteau - Le Locle
et La Chaux-de-Fonds ou entre Pontarlier
et Neuchâtel. Voir horaires à la rubrique
transports ci-dessous.
-
vous pouvez
faire appel aux services d'un taxi
pour vous conduire de Montbenoit à Morteau puis utiliser le train au départ de Morteau en
direction de la Chaux-de-Fonds - Neuchâtel et Môtiers.
Le dernier train part de Morteau vers 19h00
(voir la rubrique
transports ci-dessous).
Pour
un trajet en taxi entre Montbenoit
et Morteau
(environ 15
kilomètres), il faut compter environ 40 Euros.
Entreprise : Taxi Manon - Les Fins (4 km de Morteau) - Tel.
++33.381.67.56.24
Vous pouvez
également faire appel aux services d'un taxi
pour vous conduire de Montbenoit à
Pontarlier (environ 15 kilomètres) puis utiliser les
trains pour Neuchâtel - Berne ou le bus TRN pour Fleurier. Dernières relations vers
21h00.
Si vous êtes un peu moins
entraîné ... ou moins pressé
et que vous
souhaitiez apprécier au mieux les paysages et
sites à découvrir, la "Vy aux Moines" peut
alors être effectuée en deux ou plusieurs étapes
en prévoyant de préférence le parcours du retour
par un autre itinéraire. Voici quelques variantes
possibles :
Variante
1 (2 jours)
1er jour
Môtiers - Les
Seignes (env. 6 heures de marche).
Nuitée dans le Gîte d'étape "La Maison des Seignes"
2ème jour
Les Seignes - Montbenoit - Gilley (environ
6 heures de
marche). Retour en train jusqu'à Môtiers par Morteau -
La Chaux-de-Fonds - Neuchâtel
La Perdrix -
Montbenoit - Pontarlier (environ 6 heures de
marche).
Retour jusqu'à Môtiers, en bus de Pontarlier
à Fleurier, puis en train de
Fleurier à Môtiers.
Variante
3
(2 jours)
1er jour
Môtiers - La
Brévine (environ 4 heures de marche)
Nuitée dans un hôtel à la Brévine
2ème jour
La Brévine - Montbenoit
- Gilley (environ 8 heures de
marche). Retour en train jusqu'à Môtiers par Morteau -
La Chaux-de-Fonds - Neuchâtel
Variante
4
(3 jours)
1er jour
Môtiers - La
Brévine (environ 4 heures de marche).
Nuitée dans un hôtel à la Brévine
La Perdrix - Montbenoit
- Gilley (environ 4 heures de
marche).
Au passage, visite de Montbenoit et de son
abbaye. Retour en train jusqu'à Môtiers par Morteau -
La Chaux-de-Fonds - Neuchâtel
La Perdrix -
Montbenoit (environ 2 heures de marche)
Visite de l'abbaye de Montbenoit
Montbenoit - La Perdrix (environ 3 heures de
marche)
Nuitée à
l'auberge de la Perdrix
3ème jour
La Perdrix
- Les
Alliés (975 m) - Les Dames des Entreportes
(895 m) - Montagne du Larmont - Le Grand
Taureau (1322 m - France) - Les Petits-Cernets
(1142 m - Suisse) - Les Verrières (931 m).
Compter 6-7 heures de
marche.
Retour en bus des Verrières à Fleurier puis en
train de Fleurier à Môtiers
La Perdrix -
Montbenoit (environ 2 heures de marche)
Visite de l'abbaye de Montbenoit
Montbenoit - Les Gras (890 m) - Les Cerneux (environ 3 heures de
marche)
Nuitée dans le Gîte d'étape "Auberge des Cerneux"
3ème jour
Les Cerneux
(1000 m.) - L'Helvétia (1121 m -
frontière) - Les Taillères (1055 m)
La Brévine (1046 m) - Le Crêtet - Le Sapel
(1152 m) - Le Sapelet (1098 m) - Travers (748
m). 5 heures de marche Retour en train depuis la gare de Travers
jusqu'à Môtiers
Entre Montbenoit et
Gilley ou entre Montbenoit et
Pontarlier, la balade peut s'effectuer sur "Le
Chemin du train", tracé de l'ancienne ligne de
chemin de fer Pontarlier - Gilley (20 km),
transformée en itinéraire de
promenade et découverte VTT, avec 5 aires
d'accueil présentant les différentes facettes de
la région (histoire, patrimoine, anciennes
activités artisanales...).
4. Sites pittoresques
(itinéraires et
commentaires sur panneaux !)
a) Môtiers (Altitude 735 m)
Comme son nom l’indique, le village de
Môtiers s’est développé autour d’une
communauté monastique, le Prieuré Saint-Pierre.
Les premières mentions connues remontent au
début du XIe siècle. En 1996, des fouilles ont mis en évidence les fondations
de plusieurs bâtiments dont la
première église remontant au haut Moyen Age,
(VIe- VIIe siècle). On a
aussi trouvé
quelques objets plus anciens, révélant face à
l'église paroissiale romane, la présence
d’un établissement gallo-romain.
Le prieuré
Saint-Pierre à Môtiers
Après la Réforme, en 1531, avec la montée du
protestantisme, les moines bénédictins catholiques
du prieuré se replièrent en France voisine dans l’Abbaye
de Montbenoit.
Tout proche, l’Hôtel des Six-Communes,
ancien marché couvert et lieu de justice,
aux admirables arcades (XVIe
siècle). S’étirant vers le sud, la rue principale
aux belles façades (XVIIe-XVIIIe siècle), parmi
lesquelles le château d’Ivernois, la
maison Rousseau
qui a abrité le philosophe (1762 à 1765), et la maison des
Mascarons (Musée régional).
Môtiers, lieu protégé, vous accueille au cœur de la
nature. Découvrez ses sites pittoresques,
magnifiques en toutes saisons.
Autres détails sur le village de Môtiers, cliquer
ici
La vieille Areuse
à Môtiers
b) Boveresse (Altitude
735 m)
Boveressa, première mention écrite 1266, aurait été bâtie sur un ancien parc à
bœufs, il est très probable que ce
coin de vallée fut une dépendance du
Prieuré Saint-Pierre de Môtiers.
Antique capitale de l'absinthe
« Antiquum caput absinthii », le village
vivait jadis de la culture de cette plante
mythique.
Un vénérable séchoir en bois témoigne de
cette époque légendaire.
De nos jours, Boveresse, avec ses sites aux
noms poétiques «Jolimont, Le Chablais, Monlési, Vers chez Bordon
... » est un paradis pour un tourisme
tranquille.
Autres détails sur le village de Boveresse,
cliquer
ici
Séchoir à
absinthe de Boveresse
c) Le Tilleul des Catholiques
(Altitude 934 m)
Epargné par
les bûcherons « Le Tilleul des
catholiques » règne sur la forêt de Boveresse depuis plus d’un
demi-millénaire.
Une grand
ouverture dans son tronc abritait une statue
de
Notre-Dame. Les bons pères
s’agenouillaient devant la
Vierge et se recommandaient à sa
protection avant de poursuivre leur chemin.
Avec la
réforme du XVIe siècle, la statue fut
arraché et mise en pièce mais on n’abattit pas
l’arbre. C'est aujourd’hui un des derniers témoins
de la Vy aux Moines.
"Le Tilleul des
catholiques"
d) Monlési
(Altitude
1085 m)
Monlési, cette solide
maison aux volets striés bleu et blanc, en
l’honneur de la reine Louise de Prusse, a été
édifiée en l’an 1755, par Abram de Pury, lieutenant colonel, historien, patriote et conseiller d’Etat qui la baptisa
Mon-lési ( Mon Loisir ) sur un domaine nommé La Louva.
De 1762 à 1765,
Jean-Jacques Rousseau séjourna dans cette
chaumière, hôte du colonel et de sa fille
Henriette-Dorothée Du Peyrou . Dans ses écrits, Rousseau évoque maintes
fois Monlési et ses
habitants.
Détruit par le feu, l’immeuble a été
reconstruit à l’identique en 1799 en souvenir
de l’hôte illustre qui y avait séjourné.
e) La Citadelle
(Altitude 1212,8 m)
Appelé aussi Signal des Français, ce
point culminant offre une vue panoramique sur le
Jura et les Alpes.
A quelques pas du sommet sud, un fondement
pierreux indique l’emplacement d’une
ancienne ferme, propriété du
Prieuré sur le Mont de Boveresse . Cette
bâtisse désignée sous le nom de Citadelle,
confirmerait que le bâtiment était fortifié, pour se
protéger contre les bandes de malandrins.
En descendant vers les Charbonnières, on devine,
sous les arbres, les murs qui bordaient la Vy.
Plus au nord, au coeur d'une grotte dont l'accès
est
dissimulé dans un pâturage boisé,
"LaGlacière de Monlési" est l'un des derniers
glaciers souterrains du Jura.
Située à 1135 mètres d'altitude, cette
glacière permanente est une grotte protégée de 13
m de haut, 40 m de long et
20 m de large, forte
d'environ 10'000 m3 de glace dont la base
serait vieille de quelques millénaires et donc
apte à offrir de bonnes conditions d'études des
climats d'autrefois.
Dans cette haute vallée, jadis recouverte de
noires joux (forêts), repaire des
loups, seuls quelques passages permettaient de
rejoindre Montbenoit, Pontarlier et les riches
monastères de Montlebon et Morteau.
Contre une redevance au Seigneur, la résine de
pin utilisée en poix était extraite des grands
marais. Au milieu du XVIe siècle,
les habitants du Locle défrichent la vallée, un
temple y est construit en 1604.
C'est au début du XVIIIe siècle
que commence l'exploitation de la tourbe pour le
chauffage.
La beauté de cette terre est un bonheur
pour les randonneurs mais c’est l’hiver
qui a forgé sa renommée nordique. Son record de
froid(42,6 degrés sous zéro) lui a
valu l’appellation de « Sibérie de la Suisse ».
Autres détails sur le village de la Brévine,
cliquer
ici
g) Le lac des Taillères
(Altitude
1036 m)
Selon la légende, au XVe siècle, les habitants d’Estallières,
réveillés par un bruit effroyable, découvrirent à
la place d'une forêt, une vaste étendue d'eau.
Aujourd'hui, pécheurs, baigneurs, randonneurs
apprécie ce lac paisible. Gelé l'hiver, on y vient
patiner de toute la contrée.
h) Le Bredot (Altitude
1119 m)
L'ancienne frontière ecclésiastique entre le
Vaux de Travers et le Val Sauget devient
définitive après les défaites de Napoléon. Des
bornes numérotés y sont posées en 1819.
Des cafés-épiceries jalonnaient la
frontière : Le Bredot, La Côte du Cerf, l'Helvetia,
etc.
On y montait de France et de Suisse pour y danser
tous les dimanches. La Bricotte, petite
contrebande de café, sucre, etc..., y était
beaucoup pratiquée, malgré les loups (douaniers).
La ligne de partage des eaux Nord-Sud passe sur
cette crête. Côté suisse,elle s'écoule vers
l'Areuse, le Rhin et la mer du Nord, Côté
France, vers
le Doubs, le Rhône et la Méditerranée.
Vue depuis la
Côte du Cerf
i) La Perdrix (Altitude
1100 m)
Pendant les longs
mois d'hiver, cette ancienne ferme abritait
hommes, bétail et fourrage. Une immense cheminée
en bois, le Tuyé, surmontant le four à
pain, conservait la viande du cochon. Cette
pratique du fumé est devenue une spécialité
réputée.
En hameaux ou isolées, ces fermes dépendaient au
Moyen-âge de l'Abbaye de Montbenoit. Leurs
habitants étaient soumis aux règles du coutumier
sauget. Ce recueil qui régissait leur vie, leur
attribuait quelques droits, mais surtout des
devoirs, taxes, corvées, dime, etc.
C'est par ici, sur
nos sentiers, que le sel de Bourgogne
passait en Helvétie (Suisse). Il était fort prisé
par les fromagers. La Perdrix, station
nordique au coeur de la montagne, est devenue un
lieu de loisirs nature en toute saison. Un
observatoire astronomique permet même de tutoyer
les étoiles.
k) Montbenoit (Altitude
775 m)
En 1150, Landry
sire de Joux, désirant racheter les
fautes de ses ancêtres, fait don à l'archevêque de
Besançon d'un sol inculte. Les chanoines de
Saint-Maurice en Valais défrichent ce nouveau
territoire avec l'aide de colons originaires de
Savoie et des monts helvétiques. Ils érigent une
église sur les lieux où l'ermite Benoit
s'était retiré à la fin du XI siècle.
Durant six siècles, les abbés vont régner sur les
douze villages du Saugeais. Parmi leurs
nombreuses propriétés, ils possédaient des vignes
à Arbois et Montigny, et également un droit sur le
sel de Salins (20 charge).
Dans le Vautravers, sur les terres des
sires de Neuchâtel, . un droit de pâture et
d'affouage était accordé aux Saugets. En
contrepartie, ils ne devaient point bâtir de
châteaux sur le "Puit" de Remonot et le
mont de la Fresse.
A XIVe siècle, l'Abbaye, harcelée par Louis de Joux
et ses brigands,obtint la protection de son voisin
Louis de Neuchâtel. Ravagée par la peste noire
puis incendiée, l'Abbaye retrouve sa splendeur
avec l'abbé Ferry de Carondelet, mécène de
la renaissance.
Le Saugeais,
ce pays singulier qui possédait son patois, ses
coutumes et traditions, s'est prolongé depuis 1947
par une république folklorique, qui assure la
notoriété de Montbenoit.
5. Transports publics
En Suisse
Aucun problème pour rejoindre Môtiers
avec les transports publics. La gare se
trouve au centre du village et une desserte
cadencée (au moins un train chaque heure de 6h00 à
23h00) est proposée aussi bien côté Couvet - Neuchâtel que
côté Fleurier.
Horaires détaillés, cliquer
ici
Pour les amateurs de
VTT, le transport des vélos dans les trains
suisses est payant.
En France
De
Montbenoit à Morteau ou Pontarlier par bus
Un service de bus
relie quotidiennement Pontarlier à Morteau en
passant par Montbenoit.
Il est ensuite possible de rejoindre Neuchâtel et
le reste de la Suisse.
Réservation indispensable le week-end (au plus
tard le vendredi après-midi !).
Réservation conseillée
en semaine (modifications d'horaire, grève, etc.).
Horaires détaillés et téléphone , cliquer
ici
(fichier Pdf ! )
Autres renseignements et horaires sur www.doubs.fr
(à chercher
sous : aux particuliers; puis : transport de
voyageurs)
lu-ve =
lundi à vendredi
sa+di = samedi + dimanche ainsi que jours fériés en France
De Gilley /
Morteau à La Chaux-de-Fonds par train
Les trains français
(SNCF) de la ligne Besançon - Le Locle - La
Chaux-de-Fonds desservent chaque jour les gares de
Gilley et Morteau :
- 2-3 relations par jour entre Gilley et La
Chaux-de-Fonds
- 3-6 relations par jour entre Morteau et La
Chaux-de-Fonds
Horaire valable dès le 13.12.2009 (sous réserve de
modifications ou de grève !)
Gilley
Départ
11.05
a) 15.00
19.30
Morteau
Départ
11.22
a) 15.20
19.50
La
Chaux-de-Fonds
Arrivée
11.50
a) 15.50
20.17
La
Chaux-de-Fonds
Départ
08.02
16.10
a) 17.10
Morteau
Arrivée
08.42
16.38
a) 17.38
Gilley
Arrivée
08.55
16.52
a) 17.51
a) circule du lundi
au vendredi, sauf jours fériés en France
Les horaires
de la ligne Besançon - Morteau - La Chaux-de-Fonds
peuvent être
chargés en allant consulter le site internet suivant :
www.ter-sncf.com
(à chercher sous : région Franche-Conté; puis
Cartes et horaires; puis fiche horaire ligne
Besançon - Morteau - La Chaux-de-Fonds)
Depuis La Chaux-de-Fonds, correspondances en
direction de Neuchâtel ou de Bienne avec les trains des
chemins de fer suisses (au moins un train chaque
heure de 6h00 à 23h00).
autocars des
"Transports Régionaux Neuchâtelois" (TRN) en
direction des Verrières-Fleurier (5-6 relations par jour). Réservation
: tel. +0041 (32) 861.45.55
A Fleurier, correspondances avec les trains suisses pour Môtiers - Neuchâtel
-
TGV et RegioExpress pour Neuchâtel - Berne : 3
relations par jour
Réservation obligatoire.
Pour les amateurs de
VTT, le transport des vélos dans les trains
français est gratuit, mais limité.
Tel.+33.381.68.81.81
- 3 chambres
+ 1 dortoir ; jusqu'à 18 personnes aubergedescerneux@free.fr
Maisons du Bois
Hôtel du
Saugeais
Tel.+33.381.38.14.65
- 7 chambres
5 km de Montbenoit, direction Pontarlier
Ville-du-Pont
Chez Mimi Roland
Chambres d'hôtes
Tel.+33.381.38.12.84
- 6 chambres
5 km de Montbenoit, direction Gilley
La Longeville
Le Crêt de
l'Agneau
Chambres d'hôtes
Tel.+33.381.38.12.51
- 6 chambres
5 km de Montbenoit, direction Gilley
Gilley
Hôtel des
Voyageurs
Tel.+33.381.43.32.67
- 9 chambres
7 km de Montbenoit
Gilley
Jeannine Henriet
Chambres d'hôtes
Tel.+33.381.43.30.46
- 7 chambres
7 km de Montbenoit
Autres possibilités
d'hébergement dans la région de Môtiers, cliquer
ici
Autres possibilités d'hébergement dans la région
de Montbenoit, cliquer
ici
Liste des
hébergements collectifs, appartements de vacances,
campings, etc.
à demander par courriel au
Webmaster
ou s'adresser aux offices de tourisme.
8. Mises en garde et
informations générales
-
n'oubliez pas
vos papiers d'identité
-
sur France, les itinéraires pédestres et
VTT empruntent le même chemin.
Le balisage VTT est plus partiel.
-
sur Suisse, les itinéraires pédestres et
VTT, souvent différents, sont balisés séparément.
-
n'abandonnez pas vos déchets. Remportez-les !
-
surveillez vos
enfants et vos animaux
-
la nature est
fragile. Passez sans dérangez
-
respectez cultures,
pâtures et clôtures. Restez sur les sentiers
-
méfiez-vous des
sentiers glissants sous la pluie
-
vous n'êtes pas seul
sur les sentiers. Tolérez les autres usagers
-
la "Vy aux Moines" est commune avec d'autres
itinéraires existants :
- GR® 5 (chemin de Grande Randonnée)
et GTJ (Grande Traversée du
Jura) en France
- tourisme pédestre en Suisse
-
des boucles et des
retours différents sont possibles.
Munissez-vous de bonnes cartes.
La carte d'excursion "Val-de-Travers" Nr. 241 T,
1:50'000, éditée par la fédération suisse de
tourisme pédestre et l'office fédéral de
topographie, mentionne tous les chemins de
randonnée pédestre situés dans le secteur de la Vy
aux Moines, aussi bien du côté suisse que
français.
-
les indications
mentionnées ci-dessus proviennent en grande partie
du dépliant de la "Vy
aux moines". Ce dépliant est à
disposition dans les offices du tourisme des deux
régions frontalières.
Cette page est actualisée régulièrement sur la
base des informations reçues des milieux
touristiques mais également des utilisateurs de la
"Vy aux moines". Merci donc de nous faire part de
vos expériences (positives ou négatives !), de vos
conseils, de nouvelles adresses, ou toute autre
remarque dont pourraient bénéficier les futurs
utilisateurs de ce sentier découverte.
Avec votre
accord, nous ajouterons volontiers vos remarques (
cliquer ici ), accompagnées, le cas échéant,
d'une photo.
Remarques à transmettre soit au
webmaster de ce site, soit à l'une des
adresses ci-dessus.
11. Historique et descriptif détaillé du parcours
De Môtiers à Montbenoit,
la première piste importante que les bénédictins
du Prieuré de Môtiers traceront à travers les
vagues frontières du Jura pour rejoindre leurs
frères de Montbenoit.
Franchir dans la
nature inculte de l’an 1000, des forêts et vallées
longtemps désertes, couvertes de sapins, séjour
des loups et toutes sortes de gibier en empruntant
les quelques passages qui traversaient ces
montagnes, n’était pas de tout repos. Comment nos
prédécesseurs franchissaient-ils les ruisseaux et
rivières ? En retroussant leur bure ou en sautant
d’une pierre à l’autre ou sur le dos de leur
mule ? Questions sans réponse !!!
Boveresse,
première étape de la Vy aux Moines, date de 1266
sous le nom de Boveressa. Selon les étymologistes,
Boveresse provient de « Bos »Bovis »Bœuf » et est
une « Bovarita », étable ou un pâturage à bœufs et
lorsque l’on sait que tout monastère possédait
des fermes, il est probable que ce coin de la
vallée fut le parc à bœufs du Prieuré St Pierre de
Môtiers.
Depuis Boveresse,
un sentier abrupt conduit au Tilleul des Moines ou
Tilleul des Catholiques.
Dans sa description
du Val-de-Travers de 1893, Edouard
Quartier-la-Tente écrit « A mi-côte, entre
Boveresse et Monlési on peut voir un arbre
autrefois vigoureux, Le Tilleul des Catholiques »
déjà mentionné dans un acte de délimitation de
forêt de 1567.
Le tronc de cet arbre vénérable
miné par les siècles et les orages laisse voir sur
un coté une large ouverture. Dans ses flancs
déchirés, les bons pères avaient installé une
madone et en passant devant cet autel rustique ils
ne manquaient jamais de s’agenouiller devant la
vierge et imploraient sa protection avant de
poursuivre leur chemin.
Cet arbre fut le
témoin privilégié d’un fait intéressant. Lors de
la réformation de 1536, les bénédictins du Prieuré
se réfugièrent en Franche-Comté en emportant tous
leurs actes et manuscrits. Ils trouvèrent asile à
Montbenoit et dans différents monastères, leurs
précieux documents restèrent ensevelis au fond des
bibliothèques jusqu’à la première révolution
française. Les religieux durent à nouveau prendre
la fuite, à la hâte, sans pouvoir rien emporter.
Les couvents furent pillés, leurs manuscrits
brûlés, ainsi disparurent une foule de documents
de notre histoire.
Depuis le tilleul une pente escarpée nous
conduit au Mont de Boveresse,(1085m) une petite
vallée défrichée par les bénédictins. Au fond du
vallon, à l’extrémité d’un chemin bordé d’arbres,
une grande maison domaniale et cossue. Ses volets
sont striés bleu et blanc, en l’honneur de la
femme de Frédéric-Guillaume IV, la reine Louise de
Prusse née Bavière. Edifiée en l’an 1755 par Abram
de Pury, lieutenant-colonel du Val-de-Travers,
patriote, historien et Conseiller d’Etat qui la
baptisa Mon-Loisir ( Monlési ). De 1762 à
1765, Jean-Jacques Rousseau devint un hôte assidu
du colonel. Du passage de Rousseau dans cette
vieille demeure subsiste les noms qu’il a donné à
quelques lieux qu’il aimait particulièrement : La
combe des Ris et des jeux, le salon des
philosophes.
Un dernier effort pour arriver au sommet de la
première crête ( 1212m ). Au cœur des richesses
d’un paysage jurassien » La Citadelle « , point
culminant de la Vy aux Moines, voisine avec le
ciel et offre une vue panoramique sur le Jura
franco-suisse.
A vingt minutes,
plus au nord, dissimulée dans un pâturage boisé,
au fond d’un puit, la Glacière de Monlési. Avec
plus de 10'000 m3 de glace souterraine toute
l’année, elle est la plus importante glacière du
Jura suisse.
Après avoir traversé la forêt des Charbonnières
par un sentier idyllique, descente sur les
Cottards pour arriver sur les rives du lac des
Taillères. Selon la légende "il était une fois" des habitants d’Estallières qui, dans la nuit
d’un samedi du XVe siècle, furent réveillés en
sursaut par le bruit effroyable d’un affaissement
de terrain. Au lever du jour, à leur grande
surprise, ils ont découvert, à la place d’une
sombre forêt, une vaste étendue d’eau. Ce lac
providentiel apparu en une seule nuit et la beauté
de son paysage en font une terre de bonheur
pour les randonneurs et les amateurs de sport de
glisse été comme hiver.
Le restaurant
des Cottards, non loin du lac des Taillères
En remontant le versant nord de la vallée de la
Brévine on atteint » Le Bredot « .
Dans cette
région sauvage, déserte, couverte de noirs-joux
(forêts), d’où les neiges abondantes ne
disparaissaient que l’été, le sentier du Bredot,
sur la frontière franco-suisse servait de voie de
communication aux bons pères.
Avant de devenir
politique la frontière du Bredot est
ecclésiastique selon un partage diocésain de 1385,
le Vaux Travers dépend du diocèse de Lausanne et
le Val du Sauget de l’archidiocèse de Besançon.
La ligne de partage
des eaux Nord-Sud passe sur cette crète. Coté
suisse, le ruissellement s’écoule vers l’Areuse et
la mer du Nord et,
du coté français, vers le Doubs et la Méditerranée.
L’ancien poste de douane ressemble à une maison de
vacances, pas de douanier, ce secteur est très peu
fréquenté. Après avoir traversé le village des
Seigles, direction Le Théverot pour aborder la
dernière difficulté, une rude montée qui conduit
aux Rochers du Cerf (1210m), une
impressionnante paroi de rochers. On raconte que
dans ce passage, un ours attaqua la mule d’un abbé
qui, effrayée, fit une chute de deux cents pieds
(66m).
Depuis la Cote de Cerf, la Vy nous amène à la
Perdrix en passant par la Fresse. La Perdrix,
ancienne ferme qui abritait, hommes,
femmes,enfants,bétail et fourrage durant les longs
mois d’hiver. Sur le toit, une immense cheminée en
bois « Le Thuyé « conservait la viande du
cochon. Cette pratique du fumé est devenue la
spécialité du Val du Sauget. Aujourd’hui, la
Perdrix est un centre de loisirs nature en toutes
saisons. A proximité, un observatoire astronomique
permet de tutoyer les étoiles.
Encore quelques
efforts pour atteindre, en longeant les rives du
Doubs, Montbenoit « la terre promise ». Le
glorieux clocher de l’église paroissiale, dédie à
Saint-Georges, prend un aspect mythique, le
pèlerinage est accompli.
Mont-Benoit, en l’an 1100, un ermite nommé
Benoit s’installe à proximité du lieu où l’abbaye
sera construite plus tard pour y faire retraite et
donne son nom à la colline .
Au début du 12e
siècle, Landry Sire de Joux, désirant
racheter les fautes de ses ancêtres, fait don de
cette région inculte à l’Archevêché de Besançon. Pour défricher cette vallée recouverte de forets
et inhabitée, l’archevêque Monseigneur Humbert fait
appel aux chanoines réguliersde
Saint-Augustin de Saint-Maurice (Suisse). Avec
l’aide de colons venus de Savoie et des Grisons,
ils débroussaillent la vallée et entreprennent la
construction de l’Abbaye.
La façade
de l’Abbaye est de style renaissance et le Sire de
Joux, donateur des terres, y est représenté sur
son cheval de bataille.
La Nef
date de la fin du XIIe
siècle, la première voûte depuis le chœur a été
construite en 1160, elle est romane, sobre et
contraste avec le Chœur du XIe couvert
d’une voûte flamboyante et richement orné,
dénotant l’influence de la Renaissance italienne.
Le Cloître,
du XIIe
siècle, composé de 16 arcades à doubles
colonnettes avec son jardin intérieur mais aussi
la cuisine voûtée avec son imposante cheminée ou
les petites portes qui mènent aux cachots et
oubliettes .
La salle
capitulaire fut la première chapelle de
l’Abbaye. Les moines s’y réunissaient chaque jour
autour de l’Abbé pour la prière et la répartition
du travail.
Laissée à l’abandon pendant plusieurs années,
l’Abbaye s’est passablement dégradée mais fut
restaurée de 1964 à 1982, sous l’impulsion de
l’abbé Jeantet, curé à Montbenoit. Depuis, tout
est mis en œuvre pour sauvegarder l’édifice, qui
est le monument religieux médiéval le mieux
conservé du Doubs.
Que ce soit dans le Vautravers ou dans le Val du
Sauget, les bénédictins ont défrichés les
paysages que nous admirons aujourd’hui. En l’an
2007, à plus d’un millénaire, la Vy aux Moines est
devenue plus sûre… elle se parcourt à pied ou à
VTT. Les paysages ont gardé toute leur force
originelle et certains lieux sont toujours aussi
magiques.
En parcourant ce
sentier mythique, peut-être, aurez-vous la chance
d’apercevoir l’une des Fées ou l’un des Lutins
taquins qui se cachent en bordure de la Vy aux
Moines.
.Nous vous
souhaitons une agréable balade dans notre région
à la découverte de la "Vy aux Moines".
Im Mittelalter
führte ein Weg, la Vy aux Moines, von der Abtei in
Montbenoit bis zu der in Môtiers. Jahrhundertelang
wurde dieser Weg von den Salzhändlern, Schmugglern,
Flüchtlingen...benutzt.
Heute können Sie diesen Weg zu Fuss oder mit
Montainbike zurücklegen. Er ist in den zwei
Richtungen zwischen dem Val Sauget (in Frankreich)
und dem Val-de-Travers (in der Schweiz)
ausgeschildert.
Der 33 Kilometer lange Weg verbindet die zwei Orte
durch den Berg über den Höhenpunkt 1200 Meter).
Aus Schildern können
Sie Informationen über die malerischen
Landschaften lesen.
In the Middle Age,
"La Vy aux Moines" was a footpath to link
Montbenoit Abbey and Môtier's Prayery.
For centuries, this way has been used by salt
dealers, smugglers, refugees...
Today, you can hike or ride a mountain bike on
this way. It is signposted in double direction
between Val Sauget (France) and Val-de-Travers (Switzerland).
It crosses the mountain on 33 km and the peak is
at 1200 m.
Its lanscapes are beautiful and the picturesque
sites are explained on the road signs.
Durante il Medio Evo,
un cammino, La Vy aux Moines, collegava l'Abbazia
di Montbenoit al Priorato di Môtiers. Nel corso
dei secoli, questa via è stata utilizzata dai
mercanti di sale, dai contrabbandierei, dai
rifugiati...
Oggi voi potete eplorare questo itinerario a piedi
o in mountain bike. Il percorso è segnalato nei
due sensi tra la Val Sauget (Francia) et la
Val-de-Travers (Svizzera).
Il cammino, che attraversa la montagna lungo 33 km,
culmina a 1200 metri.
I suoi paesaggi sono magnifici ed i siti
pettoreschi sono segnalati e commentati attraverso
dei cartelli indicatori.
Nous avons de nombreuses propositions; demandez-nous une offre pour groupes
ou individuels.
Renseignements et réservations : Tél. 032.863.24.07 ou email
gare.travers@sbb.ch